Selon le dispositif approuvé le 15 décembre 2024, tous les États membres de la CEDEAO devront supprimer les taxes sur le transport aérien et appliquer une réduction de 25 % sur les redevances passagères et de sécurité, conformément à un Acte additionnel relatif aux redevances, taxes et frais aéronautiques.
Belmondo ATIKPO
Conformément à une résolution adoptée le 15 décembre 2024, la CEDEAO a validé un ensemble de mesures visant à alléger les taxes et redevances appliquées au transport aérien, avec pour objectif de réduire le prix des billets d’avion dans toute la région à compter du 1er janvier 2026. “Cette décision répond aux préoccupations de longue date concernant le coût élevé des voyages en Afrique de l’Ouest, qui a freiné le tourisme, le commerce et la libre circulation des personnes et des biens”, souligne le communiqué de la CEDEAO. La Commission de l’organisation régionale sera chargée du suivi de cette réforme à travers un Mécanisme régional de surveillance économique du transport aérien.
Les autorités communautaires espèrent qu’elle se traduira par une baisse effective des tarifs, une augmentation du trafic de passagers, un renforcement des compagnies aériennes régionales et une intégration économique accrue au sein de l’espace ouest-africain. Ainsi, à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, tous les États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) supprimeront les taxes sur le transport aérien et réduiront de 25 % les redevances passagers et de sécurité.
La mise en œuvre de cette réforme sera suivie par la Commission de la Cédéao à travers un Mécanisme régional de surveillance économique du transport aérien. Chaque État membre avait jusqu’au 30 novembre dernier pour communiquer à la Commission de la Cédéao les mesures légales et réglementaires prises pour appliquer la suppression des taxes et la réduction des charges. C’est ce qu’indique un courrier détaillé et adressé par le président de la Commission Umar Alieu Turay, début novembre, à chaque ministre de l’Aviation des pays affiliés à l’organisation régionale.
Selon Chris Appiah, le directeur du Transport à la Commission, une fois ces taxes supprimées et ces frais réduits, la prochaine étape consistera à inciter les compagnies aériennes à baisser leurs tarifs. Car elles ne paieront plus ces taxes et ces frais aux gouvernements. Diplomate de métier, Umar Alieu Turay exhorte les gouvernements des États membres à ne pas introduire de nouvelles redevances ou taxes aéronautiques, afin de ne pas compromettre la mise en œuvre effective d’une réforme que le président de la Commission ouest-africaine estime indispensable pour relancer l’intégration régionale.

